Les filles au lion

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Tout d’abord, si mes articles se font plus rares ces dernières semaines, il en est pour raison que je manque cruellement de temps. Pour cette même raison, l’article sera plus court que d’habitude. Mais de jolies surprises se préparent pour la suite, promis.

Les filles au lion est un roman de Jessie Burton que j’ai lu dans le courant du mois de Mars… rectification! que j’ai dévoré pendant le mois de Mars.

En effet, Jessie Burton m’a tenue en haleine tout au long de son roman. Je vais tâcher de ne pas trop vous en dévoiler auquel cas mon article n’aurait plus aucun sens…

L’écrivaine nous entraine dans une double histoire: 2 protagonistes différentes, 2 villes différentes, 2 époques différentes, mais suivant tout de même un savant fil d’Ariane. La suite est à vous de découvrir.

Je souhaite cependant m’attarder sur les thèmes abordés dans cet ouvrage. Au centre, sans surprise, l’art. Et plus précisément l’histoire de l’art. Le roman retrace l’historique d’une oeuvre, de sa conception à sa son exposition, en suivant les moindres périples de la toile et des personnes gravitant autour de cette dernière. Ainsi, en lisant ce livre, me suis-je rendue compte de l’importance que peut avoir le simple fait de retracer entièrement (si possible) la vie d’une oeuvre pour en comprendre la portée réelle et profonde. Remonter la vie de l’oeuvre, de son arrivée au musée jusqu’aux mains de son créateur, n’est-il pas le meilleur moyen d’en comprendre le sens profond? le but véridique de son auteur? Aujourd’hui, grâce aux différentes recherches que je dois moi-même mener dans le cadre des mes études, mais aussi grâce à la lecture de ce livre, je pense qu’il s’agit d’un aspect essentiel qui se doit d’être abordé pour appréhender une oeuvre de la meilleure manière qui soit. Seulement, Jessie Burton ne s’arrête pas là. Cette dernière nous plonge également dans l’histoire autour de l’oeuvre. Le contexte historique si vous préférez: la politique, le contexte lors de la création de l’oeuvre, tout comme le contexte lors de la réception de l’oeuvre des années plus tard, ce qui n’est pas sans ajouter de la profondeur à l’oeuvre elle-même, aussi bien qu’au récit du roman en tant que tel.

Mais Jessie Burton ne s’arrête pas uniquement à un récit artistiquement intéressant, non, celle-ci va bien plus loin. Elle nous plonge dans un récit aux tonalités féminines, si ce n’est féministes. Les protagonistes sont des femmes, d’âges, origines, vies, radicalement différentes. Chacune, de son côté, fait face à des problèmes quotidiens – certains plus compliqués que d’autres, bien évidemment, et variant selon les contextes- auxquels chaque lectrice, voire chaque lecteur, est tout à fait à même de se rattacher, mais également des problématiques toujours plus difficiles à aborder que sont être femme dans un monde d’homme, le racisme… Cela participe à l’attachement inévitable des lecteurs envers les personnages, et nous plonge d’autant plus dans ce roman qui prend soudainement des allures de véritable revendication.

Il va s’en dire que développer plus longuement ne ferait qu’entraver vos, je l’espère, futures lectures. Il ne me reste plus qu’à vous répéter combien j’ai dévoré ce roman et combien je vous le conseille. Il vous fera voyager, vous fera travailler votre imagination, c’est véritablement un régal.

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Prades, le village, Joan Miro, été 1917, huile sur toile, 65×72,6cm, NY, Guggenheim

 

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